Manger à Paris, c’est un peu comme entrer dans un gigantesque buffet à volonté… Et si tu penses que les assiettes sont minuscules, les serveurs parfois snobs, et que l’addition peut te donner envie de vendre un rein sur Leboncoin… et bien ca peut être vrai, mais pas que. Parce que Paris regorge aussi de pépites pour toutes les bourses.
Et puis on ne va pas se mentir : si tu aimes bouffer (et avoue, sinon tu ne lirait pas ça), Paris est une ville où ton estomac peut littéralement faire un tour du monde sans jamais franchir le périph. Entre les bistrots à l’ancienne qui sentent la nappe à carreaux et le confit de canard. Les spots branchés où le pain est sans gluten mais la bière coûte un SMIC, et les petites pépites planquées qui méritent une médaille juste pour leur croque-monsieur, tu n’as que l’embarras du choix. Bref, attache ta serviette autour du cou : on part à la chasse aux bonnes tables parisiennes…
Manger dans le 1ᵉʳ arrondissement de Paris
🥐 Le « jambon-beurre » du Ritz : Du luxe en papier kraft
Parfois, le vrai luxe, ce n’est pas un menu dégustation à mille euros, c’est un jambon-beurre qu’on mange a l’ombre des arbres, les fesses posées sur une mythique chaise verte du Jardin des Tuileries. Bon, d’accord, pas n’importe quel jambon-beurre : celui du Comptoir du Ritz.
Déjà, rien que l’emballage te fait sentir vaguement important. Dedans, pas la baguette de coin de rue un peu molle, non non : ici, le pain est une pâte feuilletée dorée, croustillante, presque trop belle pour être mordue. À l’intérieur, un jambon d’une finesse olympienne, un fromage d’une indécence absolue et cette alchimie parfaite qui te fait dire : OK, là, on est sur un sandwich de compétition.
J’ai aussi ajouté une madeleine aux cacahuètes, parce que quitte à être dans la décadence, autant y aller à fond. Sucrée, fondante, un peu croustillante sur le dessus. Bref, la p’tite note sucrée qui finit bien le casse-croute.
Alors clairement, c’est bon, délicieux même, mais a 15 euros le sandwich, j’ai envie de te dire que le contraire aurait été scandaleux. Quant à la madeleine a 5 euros pièces… Bonne aussi, je te rassure, mais autant que la p’tite dame de la boulangerie d’Osny qui les vend à 2 euros elle!!
Bref une expérience plutôt chère à tenter une fois, mais pas un souvenir mémorable comme j’ai pu avoir avec le lobster rolls a 30 dollars dégusté à New York l’année dernière.




Manger dans le 2ᵉ arrondissement de Paris
🍥 Bistro Ramen Ryukishin — le Japon à deux pas d’Opéra
Il y a des jours où Paris te donne envie de voyager sans bouger. Ce jour-là, direction le quartier japonais, du côté d’Opéra, pour un aller simple vers Osaka grâce à un bol fumant du Bistro Ramen Ryukishin.
Dès qu’on pousse la porte, on est happé par l’odeur du bouillon — ce parfum réconfortant de soja, d’ail et de promesse. L’ambiance est chaleureuse, un peu bruyante, un peu serrée, comme il se doit dans tout bon ramen-ya. Les serveurs s’activent, les bols tintent, et le chef derrière son comptoir balance les nouilles avec la précision d’un maestro.
J’ai opté pour un ramen signature, et honnêtement, c’était une petite révélation. Le bouillon — riche, soyeux, profond — t’enveloppe dès la première cuillère. Les nouilles, parfaitement élastiques, rebondissent sous les baguettes. Et ce chashu fondant, my god… un nuage de porc caramélisé qui se délite au contact du bonheur.
Autour de moi, les habitués slurpent sans complexe, comme au Japon, et moi je fais pareil, parce que franchement, quand c’est bon à ce point-là, les bonnes manières peuvent bien attendre.
Le tout servi avec un sourire sincère et une efficacité redoutable, parce qu’ici, on ne vend pas juste un plat : on te sert un moment de réconfort dans un bol.
En sortant, j’ai eu ce petit moment d’errance dans les rues du quartier, encore porté par la vapeur et le bouillon, un peu comme si j’avais traversé un portail culinaire.
Bref, le Bistro Ramen Ryukishin, c’est le Japon sans billet d’avion, mais avec tout ce qu’on aime : la chaleur, l’intensité et ce goût d’ailleurs qui colle au cœur.


🍽️ Brique Machine 2 : le buffet XXL qui donne envie…
A condition d’arriver à l’heure
Si tu cherches une adresse fun et pas trop chère juste après ta visite du musée Grévin, file à Brique Machine 2, situé à 2 pas. Imagine un immense espace de 1000 m² plongé dans un univers rétro-années 90 : néons, bornes d’arcade, baby-foot, skateboards servant de plateaux… Bref, une ambiance ultra décontractée et vraiment bien pensée.
Côté assiette, c’est un buffet à volonté version street-food : pizzas posées sur des skateboards, ribs, chicken wings, hot-dogs à composer toi-même, un coin salades, des planches fromages/charcuterie, des fritures en tout genre et même un énorme corner desserts façon candy bar avec fontaine a chocolats et gauffres.
Le tout pour un prix très correct : 19 € le midi en semaine, 29 € le soir et week-end pour l’accès à l’ensemble du buffet.
Maintenant, parlons de notre retour d’expérience.
On est arrivés un peu tard, confiants, l’estomac prêt pour la fête. Sauf que… le buffet, lui, avait déjà rendu les armes. Deux plats solitaires se battaient en duel, trois wings se regardaient comme s’ils attendaient la fin du monde, et on a vite compris que le timing n’était clairement pas bon. Frustrant, parce que l’endroit a un potentiel dingue et la déco est vraiment canon.
Résultat : une expérience en demi-teinte, mais avec l’intime conviction que en arrivant a l’ouverture, ce buffet doit vraiment valoir le détour.
Si tu veux tenter (et franchement, ça vaut le coup !), viens plus tôt pour profiter du lieu à fond… et du buffet à son maximum.



Manger dans le 3ᵉ arrondissement de Paris
🍕 Terra pizza : Comme un gout d’Italie à Paris
Si tu crois encore que la pizza, c’est juste un rond de pâte avec trois pauvres bouts de mozzarella, va faire un tour chez Terra Pizz, rue des Gravilliers. Ici, la pâte repose 36 heures, pour sortir du four légère comme un nuage (mais bien croustillante sur les bords). Résultat : tu manges une entière sans avoir l’impression d’avoir avalé une brique. La carte balance entre les classiques rassurants (coucou la Margherita) et des versions plus musclées comme la Diavola qui envoie du piquant. Le tout servi dans une ambiance simple, pas prise de tête, où l’Italie débarque direct dans ton assiette.



☕ Stellamia : le brunch qui flirte avec le kitsch (et le bonheur)
J’étais partie pour un simple café, je suis ressortie de Stella mia en me demandant si j’avais accidentellement mis les pieds dans un rêve pastel ou dans une photo Pinterest des années 2010. Ici, tout est mignon à outrance : fleurs séchées, vaisselle trop jolie pour être vraie, et murs si instagrammables que j’ai dû me retenir de dégainer mon téléphone toutes les trente secondes. C’est un peu kitsch, un peu too much, mais franchement… on adore.
Je me suis laissée tenter par un bleu latté, cette boisson magique censée booster ma concentration a base de mélange de fleurs de pois papillon, noix de coco et sumac sauvage (ou de poudre de licorne, qui sait ?). Résultat : un verre couleur lagon, du plus bel effet. Pour accompagner ça, j’ai craqué sur les pancakes salés avec un œuf au plat, un petit chef-d’œuvre moelleux et doré, nappé de salade, de grenades et de bonheur.
Dans l’assiette, c’est aussi beau que bon. Et ça, ce n’est pas toujours le cas dans les endroits qui misent sur la déco. Ici, le goût suit le style. Le tout dans une ambiance qui oscille entre le café arc-en-ciel et la cantine Barbie, avec un service tout sourire.
Bref, Stella mia, c’est le genre d’endroit où tu vas d’abord “pour voir” et où tu reviens “pour manger”.



🍡 La Maison du Mochi — petite bouchée, grand bonheur
Je t’arrête tout de suite : si tu penses que les mochis, c’est ces boules glacées qu’on trouve au supermarché, oublie tout ce que tu sais. À La Maison du Mochi, on parle de mochis pâtissiers, les vrais, ceux qui fondent doucement sous la dent avec leur cœur tendre et parfumé. Rien de givré ici, juste de la tendresse enrobée de douceur.
J’ai craqué pour deux mochis à emporter, parce qu’il faut bien garder un peu de dignité (même si, entre nous, j’aurais pu repartir avec une boîte entière sans le moindre regret). J’ai choisi la sélection du mois au chocolat-cacahuète, un mochi version doux, un peu salé, totalement addictif et un à la pistache qui mériterait presque une médaille pour sa finesse.
Je les ai dégustés tranquillement en rentrant tout en me disant que le bonheur tenait parfois dans un petit rond moelleux. Et évidemment, quand le deuxième a disparu, j’ai eu cette pensée cruelle : pourquoi suis-je déjà si loin de la boutique ? Parce que clairement, j’en aurais bien repris deux… ou dix.
Une adresse pépite, donc, surtout si toi aussi tu aimes les mochis, mais pas les glacés, ceux qui ont de la texture, du goût, et une âme (oui, je parle d’un dessert, et alors ?).



Manger dans le 6ᵉ arrondissement de Paris
🍜 Ô Grand Bol — le show (et les nouilles)
Il y a des restaurants où l’on mange bien, et puis il y a ceux où le repas devient un spectacle. Et crois-moi, chez Ô Grand Bol (大碗面), dans le 6ᵉ arrondissement, on ne vient pas seulement pour les nouilles… on vient pour le show du chef.
Dès l’entrée, j’entends ce clac-clac-clac caractéristique : c’est le monsieur aux nouilles, tout au fond concentré comme un chef d’orchestre, qui tape sa pâte sur le plan de travail avec une énergie à réveiller tout le quartier. En quelques minutes, la pâte s’étire, se divise, et se transforme en de parfaits rubans de bonheur. Un plaisir pour les yeux.
Et puis, le plat arrive. Les nouilles fraîches, maison, élastiques juste ce qu’il faut, nagent dans un bouillon fumant, riche, parfumé, avec ce goût de fait-maison qui met tout le monde d’accord. Le genre de plat qui fait taire les conversations à la première bouchée.
Mais ce qui rend l’expérience encore plus savoureuse, c’est l’accueil : la serveuse te balance une blague en t’apportant ton bol, te chambre gentiment si tu peines avec tes baguettes, et te file presque l’envie d’y revenir rien que pour papoter. C’est authentique, drôle, vivant — un vrai bol de bonne humeur autant que de nouilles.
Bref, chez Ô Grand Bol, tout est dans le nom : un grand bol de nouilles, de rires et de vie. Une expérience incroyable, à la croisée entre gastronomie et stand-up culinaire.
⚠️ Petite mise en garde pour les téméraires du piment : ici, il y a trois niveaux d’assaisonnement. On a pris le niveau 2, et pourtant, a force de séjours en Thaïlande on est plutôt du genre à manger bien relevé. Eh bien, comment dire… on a senti le feu monter. Alors le niveau 3, je n’imagine même pas. Ça doit être quelque chose


🍷 La Balle au Bond — l’apéro les yeux dans Paris
Il y a les apéros de terrasse, les apéros de trottoir, et puis il y a l’apéro qui flotte. Ce jour-là, j’ai posé mon verre sur la péniche A Quai – La Balle au Bond, amarrée sagement en bord de Seine, entre deux ponts mythiques et une vue qui claque.
Le concept ? Une pause apéritive suspendue entre ciel et eau, avec Paris en panorama : d’un côté le Louvre, de l’autre l’Institut de France, et au milieu, nous, un p’tit verre et ce petit sentiment de satisfaction intense d’avoir trouvé l’un des meilleurs spots de fin de journée de la capitale.
Dans le verre, un spritz bien équilibré. Les péniches passent, la lumière décline, et nous on est bien.
L’ambiance est détendue, un brin bohème, avec ce mélange typiquement parisien de gens qui refont le monde, rient un peu trop fort, et lèvent leur verre à rien de particulier, juste à la vie, quoi.
Bref, La Balle au Bond, c’est le spot parfait pour un apéro avec vue : les pieds (presque) dans l’eau, la tête dans les nuages, et Paris qui te fait son numéro de charme sans même forcer.
Il est aussi possible de manger, nous ne l’avons pas fait mais les assiettes avaient l’air très bonnes.


Manger dans le 8ᵉ arrondissement de Paris
☕ Bacha Coffee sur les Champs-Élysées
Tu sais, parfois on croit qu’on va juste « prendre un petit café ». Erreur. Chez Bacha Coffee, sur les Champs-Élysées, tu ne prends pas un café : tu vis une expérience sensorielle, financière et existentielle. Le genre d’expérience où tu te demandes à quel moment exact tu as basculé du simple café du matin à un shot de luxe à 20 euros la gorgée.
Déjà, l’endroit. Rien qu’en passant la porte, tu te sens instantanément plus important que dans toute ta vie cumulée. Ça brille, ça reflète, ça miroite : t’as presque envie de mettre des lunettes de soleil pour te protéger de tout ce doré. Les serveurs sont tirés à quatre épingles, tellement élégants que tu te dis qu’ils doivent sûrement repasser leurs chaussettes.
Puis arrive la carte. Une encyclopédie du café. Tu t’attendrais presque à une dissertation de fin d’année : « Analyse comparative entre un Moka d’Éthiopie et un Blue Mountain de Jamaïque, 20 points ».
Moi, je prends celui qui a la description la plus poétique. Tant qu’à raquer, autant rêver.
Le café arrive. Même à emporter c’est beau. Du batonet de sucre moulé à la chantilly servi dans un petit contenant a côté tout respire le luxe.
Et là…
La première gorgée.
OK. C’est bon. Très bon même. Le genre de café qui te chuchote à l’oreille : « Tu vaux mieux que les dosettes à 30 centimes ».
Évidemment, j’ai craqué pour un petit croissant—à ce stade, on n’est plus à 8 euros près. Il était très bon, beurré, feuilleté, mais honnêtement pas meilleur que celui de la boulangerie de quartier qui en vend trois pour ce prix-là. Mais bon, c’est l’effet Champs-Élysées : même l’air doit coûter 4,50€.
Verdict ?
Une parenthèse luxueuse. Une caféine haut de gamme. Un joli moment, un peu ostentatoire mais très agréable, qu’on savoure consciencieusement parce qu’on connaît le prix du gramme de café dans cette maison.
Est-ce que j’y retournerai ?
Oui, mais seulement un jour où j’aurai l’impression d’être Beyoncé, ou après avoir retrouvé 50 euros dans un vieux manteau.



🚉 Les Merveilleux de Fred : escale entre 2 trains
La majorité de mes escapades parisiennes demarrant et se terminant à la gare Saint-Lazare,( coucou le RER A) j’ai eu le temps de découvrir quelques adresses plutôt chouettes au coeur de ce monde parallèle. Entre valises qui roulent trop fort, annonces RATP, et gens qui marchent beaucoup trop vite pour des êtres humains normalement constitués. La traversée d’une gare parisienne est une aventure urbaine à l’état brut.
Au milieu de cet ecosysteme bien rodé je découvre un peu par hasard la petite pâtisserie Au Merveilleux de Fred. Là, entre deux trains, deux files et deux soupirs existentiels, je pose les yeux sur la navette au thon. C’est bon mais ce n’est pas non plus une révolution gastronomique, plutôt un petit sandwich qui fait le job. Tu vois le genre : « Je ne changerai pas ta vie, mais je t’éviterai de t’évanouir quai 15 ». Clairement honnête. Ça cale. Ça passe. Merci, au revoir.
Mais alors… la meringue au chocolat.
Oh.
Mon.
Dieu.
Ce n’est pas un goûter, c’est un festival sous le palais. Une dinguerie cosmique, une explosion de douceur croquante, une caresse chocolatée envoyée directement au cerveau. Je déguste ma douceur sucrée assise dans un coin du quai et observe Saint-Lazare s’agiter autour de moi en pensant que quand même c’est sacrément chouette Paris.
Conclusion :
Saint-Lazare, c’est bruyant, pressé, bordélique.
Mais une meringue au chocolat du Merveilleux de Fred, et soudain tu comprends la paix intérieure.



Manger dans le 15ᵉ arrondissement de Paris
🥐 L’Équilibre. le pain au chocolat avec vue
Certains matins à Paris ressemblent à des cartes postales… sauf que là, c’était une carte postale avec odeur de beurre chaud. J’avais entre les mains un pain au chocolat de folie signé L’Équilibre, une boulangerie du 15ᵉ arrondissement dont le nom, franchement, résume bien la perfection de la chose : croustillant dehors, fondant dedans, et tellement beurré qu’il pourrait presque glisser tout seul hors du sachet.
J’ai ramené la précieuse viennoiserie jusqu’à mon balcon de l’hôtel Beauregard, encore tiède, encore feuilletée, prête à croquer la vie — ou du moins la Tour Eiffel, qui me faisait de l’œil juste en face. Autant dire que le combo “pain au chocolat + vue sur la Dame de fer”, c’est une expérience sensorielle totale : visuelle, gustative et légèrement insolente.
La première bouchée ? Un craquement net, une mie tendre, une barre de chocolat fondue pile à la bonne température. Tu sais, ce moment où tu te dis : OK, c’est pas juste un petit-déj, c’est un moment de grâce. J’ai savouré chaque miette, chaque minute, chaque rayon de soleil en me disant que si le bonheur avait un goût, ce serait celui-là.
Et entre nous, je n’ai pas résisté à l’envie de faire la parisienne cliché : pain au chocolat dans une main, café dans l’autre, Tour Eiffel en fond — et un sourire béat d’enfant devant une vitrine de pâtisseries.
Bref, un matin parfait, simple, croustillant et inoubliable. Paris, dans toute sa splendeur — et avec des miettes plein le pull.
La boulangerie se trouve au pied de l’hôtel. Si tu séjourne ici le remps de ton séjour parisien, une visite a la boulangerie l’équilibre le matin vaut tout les petits dej d’hôtel du monde.


Manger dans le 18ᵉ arrondissement de Paris
🥞 Marlette — le brunch qui manque un peu de souffle (et d’espace)
On m’avait vanté Marlette comme un passage obligé du brunch parisien. Alors forcément, un matin, j’ai décidé d’aller vérifier si la légende tenait la poêle. Direction le 18ᵉ arrondissement, ambiance bohème-chic et odeur de café fraîchement moulu.
Dans l’assiette, rien à redire : c’est bon, bien fait, joliment présenté. Mais pas de quoi déclencher une standing ovation gustative non plus.
Le hic ? C’est que chez Marlette, on brunch au coude-à-coude, version “si tu lèves ton coude, tu verses le café du voisin”. L’endroit est minuscule, charmant certes, mais tellement compact qu’on finit par connaître intimement la commande de la table d’à côté avant d’avoir fini la sienne. On est dans le brunch de proximité c’est le cas de le dire.
Alors oui, c’est bon, c’est joli. Mais soyons honnêtes : ce n’est pas le brunch qui hantera dans mes souvenirs les plus émouvants de Paris. Disons que c’est le genre d’adresse parfaite pour une photo, un cappuccino mousseux et une conversation légère… mais pas pour les brunchs dont on se souviens.
Bref, Marlette, c’est un peu le brunch parisien par excellence : mignon, dans l’air du temps, bondé. On y va une fois, on sourit, et la prochaine fois, on cherche une table où on peut bouger les coudes.
La boulangerie se trouve au pied de l’hôtel. Si tu séjourne ici le remps de ton séjour parisien, une visite a la boulangerie l’équilibre le matin vaut tout les petits dej d’hôtel diu monde.


A saint ouen
💙 Banlieusard — le Blue Moon des Puces
C’est pas tous les jours qu’on boit un cocktail cosmique au milieu des Puces de Saint-Ouen. Pourtant, ce matin-là, j’ai posé mes baskets chez Banlieusard, ce petit café planqué entre deux brocanteurs vintage, pour tester leur fameux Blue Moon.
Alors, déjà, la couleur : un bleu lagon digne d’un rêve de vacances, mais sans avion ni passeport. La magie vient de la spiruline bleue, une algue pleine de vertus (et de likes Instagram, soyons honnêtes). En bouche, c’est doux, lacté, un peu floral — bref, le genre de boisson qui te fait te sentir vaguement plus zen et vaguement plus cool.
L’ambiance, elle, est à l’image du nom du lieu : Banlieusard, mais stylé. Déco brute, playlists bien choisies, serveurs détendus. On est loin des cafés trop polis du centre de Paris, et ça fait un bien fou. J’ai siroté mon Blue Moon en regardant le ballet des chineurs du dimanche : sacs en toile, vinyles sous le bras, et ce joyeux bazar qu’on ne trouve qu’aux Puces.
Bref, Banlieusard, c’est le genre d’adresse qui te donne envie de traîner, de refaire le monde — ou au moins de commander un deuxième Blue Moon juste pour le plaisir de le regarder briller.


L’inclassable
🍤 L’Atlantique à Pontoise — le buffet à volonté le plus WTF d’Île-de-France
Soyons honnêtes : je ne suis pas du genre “buffet à volonté”. D’habitude, ça me fait plus penser à un cauchemar fluorescent de nems tièdes et de sushis fatigués qu’à une expérience gastronomique. Et pourtant… il a suffi d’un détour par L’Atlantique à Pontoise pour remettre mes certitudes à leur place.
Dès l’entrée, le ton est donné : un buffet XXL, ambiance croisière intercontinentale. Tu passes du sushi au cassoulet, du fromage au wok, du kebab à la fondue au chocolat sans même avoir le temps de te demander “mais pourquoi ?”. C’est complètement what the fuck, mais dans le meilleur sens du terme : un carnaval de plats, un tour du monde en douze assiettes, et une ambiance surréaliste digne d’un film de Wes Anderson en mode cantonais.
Et tu sais quoi ? C’est bon. Pas gastronomique, pas raffiné — mais plaisant, généreux, joyeusement absurde. Les serveurs courent, les assiettes s’empilent, les fontaines à chocolat coulent comme des chutes du Niagara de sucre, et toi, tu finis par te dire : OK, j’adore ce délire.
Mention spéciale à la section fruits de mer (oui, il y en a une), où les crevettes côtoient les nems et les calamars frits dans une fraternité culinaire improbable. L’ensemble fonctionne parce qu’il ne se prend absolument pas au sérieux. Et c’est ça, le secret : ici, on ne vient pas pour une expérience gastronomique, mais pour une expérience tout court.
Alors oui, L’Atlantique de Pontoise, c’est un peu le Las Vegas du buffet français : clinquant, foutraque, mais diablement fun. Même si tu n’aimes pas les buffets à volonté, celui-là mérite le détour — ne serait-ce que pour dire “je l’ai fait”, et repartir avec un grand sourire (et probablement une assiette de trop).




😐 Nos déceptions parisiennes — parce qu’il en faut aussi
Tout ne peut pas être croustillant, doré et délicieux — même à Paris. Entre deux coups de cœur culinaires, on a aussi eu droit à nos petites déceptions, histoire de garder les pieds (et l’estomac) sur terre.
🍣 Matsuyama — le japonais “ça va, mais sans waouh”
Dans le 15ᵉ arrondissement, Matsuyama étant a côté de notre hôtel nous avons tenté le coup un soir de flemme. Résultat: Alors oui, c’était bon, les sushis bien faits, le poisson frais, le service correct. Rien à redire techniquement. Mais voilà… rien à retenir non plus. Pas de petit frisson, pas de moment suspendu. Un dîner correct, sans étincelle, comme une copie bien écrite mais sans inspiration. On a mangé, et on est repartis — le ventre plein mais le cœur un peu tiède.
🍕 Le restaurant du Mob Hotel Paris les puces — la pizza qui aurait mieux fait de rester au four
Et puis, il y a eu le Mob Hotel Paris les puces de Saint-Ouen. Là, c’est une autre histoire. J’adore l’endroit pour son ambiance arty, son concept cool, son côté “hôtel de copains”… mais le restaurant, comment dire ? Une pizza tristoune, pâte molle, garniture approximative, et le tout accompagné d’un service franchement désagréable. On aurait presque pu en rire, si le retour de flamme digestif n’avait pas été aussi violent. Oui, oui : on a été malades. Et pas juste “j’ai un peu trop mangé”, non, vraiment malades.
Bref, une vraie déception, d’autant plus grande que le lieu a tout pour plaire. Dommage que la cuisine n’ait pas suivi — ni l’amabilité d’ailleurs.
🍽️ Le mot de la fin
Voilà pour cette petite sélection de restaurants et adresses gourmandes testés à Paris — une liste forcément non exhaustive, parce qu’à Paris, il y a toujours un nouveau café à découvrir, un chef qui se lance, une boulangerie qui affole Instagram ou une terrasse qui change tout.
Et comme nos aventures culinaires dans la capitale sont loin d’être terminées, cette liste est appelée à s’enrichir au fil des prochaines dégustations (et des prochaines fringales). Entre brunchs, mochis, ramens, pains au chocolat et découvertes un peu folles, on continue à écumer les rues de Paris, fourchette à la main et appétit bien ouvert.
À suivre donc…
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