Quand on m’a annoncé qu’on allait faire un safari à Udawalawe au Sri Lanka, j’ai eu un petit moment de doute. Genre, un safari… en Asie ? Dans ma tête, le safari c’était la savane africaine, les acacias, Simba qui regarde l’horizon depuis un rocher. Pas forcément une île de l’océan Indien coincée entre l’Inde et les Maldives. Et bien figure-toi que c’est exactement ce qui m’attendait. Un décor digne du Roi Lion, des éléphants par dizaines, un coucher de soleil à couper le souffle, et une adresse d’hôtel dont je vais rêver encore longtemps. Bienvenue à Udawalawe — l’une des plus belles surprises de ce voyage solidaire au Sri Lanka.
Si tu nous suis depuis le début de cette aventure, tu sais qu’on est six filles parties ensemble dans le cadre d’un voyage humanitaire hors du commun. On a commencé par Negombo, notre première immersion dans l’île, on a grimpé jusqu’aux hauteurs brumeuses du rocher du lion à Sigiriya, on a vibré au rythme de la ferveur locale lors de notre escale à Kandy, la ville sacrée, et on a vécu l’une des expériences les plus marquantes de notre vie à Mirigama, où on a exercé notre mission solidaire en tant que coiffeuses. Ces quelques jours à donner de notre temps, de nos compétences, de nos cœurs à des enfants et des femmes locales resteront gravés en moi pour toujours.
Mais aujourd’hui, c’est une journée un peu différente. Plus légère. Une journée pour soi, pour les yeux, pour l’émerveillement pur. Une journée safari. Et crois-moi, Udawalawe n’a pas déçu.
Éléphants, Coucher de Soleil Roi Lion et Hôtel de Rêve au Bord de la Rivière 🌅🐘
Udawalawe, c’est quoi exactement ?
Avant de te raconter notre journée minute par minute, petit point géographie histoire que tu saches où tu mets les pieds.
Udawalawe est une ville du sud du Sri Lanka, nichée non loin du réservoir artificiel d’Uda Walawe, un immense plan d’eau créé dans les années 60 pour l’irrigation des terres agricoles. C’est autour de ce réservoir que s’étend le Parc National d’Uda Walawe, créé en 1972, couvrant environ 30 000 hectares de forêts sèches, de prairies et de zones humides. Et ce parc, il est réputé pour une chose avant tout : c’est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les éléphants sauvages dans leur environnement naturel. Pas des éléphants domestiqués, pas des éléphants en captivité qu’on force à poser pour les touristes — des éléphants libres, sauvages, majestueux.
On compte environ 600 éléphants dans le parc. Six cents. C’est considérable. Et contrairement à d’autres réserves où l’observation relève presque du miracle, ici les chances de croiser des pachydermes sont tellement élevées qu’on parle de quasi-certitude. Autant dire qu’on était excitées comme des gamines à l’idée d’y aller.
Il y’a quelques années j’ai visité à Chiang Mai dans le nord de la Thailande un sanctuaire d’éléphants. J’avais énormément apprécié le moment et sans rentrer dans des polémiques sur le bien être animal j’avais eu l’impression de conditions de vie agréables pour les animaux. Mais il est quand même vrai que les découvrir dans leur habitat naturel sans pouvoir les toucher offre une tout autre dimension a l’experience.

L’arrivée à Udawalawe : la super jeep nous attendait
On arrive à Udawalawe en début d’après-midi, après quelques heures de route depuis Ella. Le trajet en lui-même était déjà une belle découverte — les paysages changent progressivement, les rizières laissent place à une végétation plus sèche, plus dorée, les routes deviennent moins sinueuses, et l’air a quelque chose de différent. Plus chaud. Presque poussiéreux par moments. On se rapproche du sud.
Et là, à notre arrivée, notre agence d’excursions nous attendait pile à l’heure. Pas de fausse note, pas de retard — ce que j’apprécie vraiment quand on voyage en groupe, parce qu’avec six filles la logistique peut vite devenir un casse-tête chinois. Notre guide nous accueille avec un grand sourire, dans une super jeep ouverte sur les côtés, ce véhicule emblématique du safari sri lankais. Hauts perchés, à l’air libre, protégées du soleil par un toit en toile — on était parées.
Un petit conseil pratique avant d’entrer dans le vif du sujet : prévois absolument de la crème solaire, des lunettes de soleil et si possible un foulard ou un tour de cou. La poussière dans le parc, couplée au soleil de fin d’après-midi, ça peut piquer. Et aussi — et c’est mon tip numéro un — prends ton appareil photo avec un bon zoom si tu en as un. Les animaux ne posent pas forcément à deux mètres de toi (enfin, parfois si, mais on ne sait jamais !).
👉 Tu veux réserver le même safari qu’on a fait ? Je te mets le lien de notre agence d’excursions à Udawalawe ici — le rapport qualité-prix était vraiment excellent et le guide était top.
Deux heures de magie au Parc National d’Uda Walawe
On rentre dans le parc en milieu d’après-midi, et là c’est immédiat : on comprend pourquoi cet endroit est classé parmi les incontournables du Sri Lanka. La végétation est dense par endroits, puis s’ouvre sur de larges étendues d’herbe dorée traversées par la lumière oblique du soleil. Les pistes en terre battue font vibrer la jeep, et chaque tournant peut révéler une surprise.
Les buffles, stoïques et impressionnants
Premiers animaux croisés : des buffles d’eau. Imposants, massifs, avec leurs grandes cornes recourbées et leur regard qui ne trahit aucune émotion. Certains se vautrent dans la boue avec une satisfaction non dissimulée, d’autres broutent tranquillement au bord d’un point d’eau. Notre guide nous explique que les buffles d’eau sont particulièrement nombreux dans le parc, et qu’ils jouent un rôle écologique important dans l’entretien des zones humides. Ils font partie de ce grand équilibre naturel qui rend ce parc si vivant.
Ce qui m’a frappée, c’est leur indifférence totale à notre présence. On était là avec notre jeep, nos appareils photo, nos « oh » et nos « ah » étouffés — et eux, ils continuaient leur vie comme si on n’existait pas. Il y a quelque chose de profondément humiliant et magnifique là-dedans.

Les crocodiles, discrets mais là
Un peu plus loin, au bord du réservoir, notre guide stoppe le véhicule et pointe discrètement vers la berge. On plisse les yeux… et on les voit. Des crocodiles. Immobiles, presque confondus avec la boue et les pierres, gueule entrouverte au soleil. Notre guide nous explique que cette posture — ce qu’on appelle la thermorégulation — est leur façon de réguler leur température corporelle. Ils absorbent la chaleur du soleil par la bouche ouverte.
Je ne vais pas te mentir : il y a quelque chose d’à la fois fascinant et légèrement inquiétant dans la vision d’un crocodile à quelques mètres de soi. Même depuis une jeep surélevée. Mon cerveau reptilien à moi s’est réveillé le temps de quelques secondes. Et puis je me suis rappelé qu’on était en sécurité et j’ai sorti mon téléphone pour faire une photo.

Les paons, les toucans et les milliers d’oiseaux
Le parc national d’Uda Walawe est aussi un paradis pour les ornithologues — ou tout simplement pour ceux qui lèvent les yeux au ciel de temps en temps. Et là, on a été servies.
Des paons en liberté, dont les plumes captent la lumière de façon absolument spectaculaire. L’un d’eux a fait la roue juste devant nous, comme s’il savait qu’on était là pour lui. Standing ovation dans la jeep.
Des toucans — ou ce que notre guide appelait ainsi — perchés dans les arbres, avec ces becs démesurés qui semblent appartenir à un autre animal. À noter que le Sri Lanka possède une avifaune extraordinairement riche avec des centaines d’espèces recensées, dont plusieurs endémiques à l’île.
Et puis les oiseaux, encore et encore. Des hérons cendrés qui décollent en silence, des martin-pêcheurs aux couleurs électriques, des ibis qui parcourent les rives du réservoir en formation impeccable. C’était littéralement comme traverser un documentaire animalier en temps réel, et j’avais du mal à ne pas regarder dans tous les sens en même temps de peur de rater quelque chose.
Les iguanes, les discrets du coin
Notre guide, avec son œil affûté, en repère plusieurs au fil du trajet. Des iguanes — des lézards monitors en réalité, qu’on appelle localement « kabaragoya » — qui glissent entre les herbes ou se prélassent au soleil sur les troncs d’arbres. Certains font facilement un mètre cinquante, voire deux mètres. Ils sont rapides, élégants, et ont quelque chose de préhistorique qui me fascine.
Notre guide nous explique qu’ils sont d’excellents nageurs et n’hésitent pas à plonger dans le réservoir. On a d’ailleurs eu la chance d’en voir un traverser la piste juste devant notre jeep — un moment inattendu et délicieux.


Les éléphants : le clou du spectacle
Et puis… les éléphants. Oh, les éléphants.
Je ne sais pas comment te décrire l’émotion que j’ai ressentie en voyant le premier. On était en train de longer une zone boisée quand notre guide a ralenti progressivement, en nous faisant signe de rester silencieuses. On s’est regardées. Et là, entre les arbres, j’ai vu bouger quelque chose d’énorme.
Un éléphant. Puis deux. Puis une dizaine. Puis encore d’autres au loin.
Une famille entière qui se déplaçait tranquillement vers le point d’eau. Des adultes majestueux dont les oreilles battaient lentement comme des éventails géants. Un jeune qui trottinait derrière sa mère, collé à son flanc, encore tout petit à l’échelle de ses congénères adultes. Des vieux mâles solitaires qui avançaient d’un pas lourd et assuré.
J’ai failli pleurer. Je dis ça très sérieusement. Il y a quelque chose d’absolument bouleversant dans l’observation des éléphants sauvages — une forme de grandeur tranquille, de sagesse ancienne, qui te remet à ta place dans l’ordre du monde de façon douce mais définitive.
Notre guide nous a expliqué plusieurs choses fascinantes. D’abord, que les éléphants du Sri Lanka sont une sous-espèce distincte de l’éléphant d’Asie (Elephas maximus maximus), légèrement plus grands que leurs cousins du continent. Ensuite, que la population du parc d’Uda Walawe a considérablement augmenté depuis sa création grâce à la protection offerte — ce qui est une excellente nouvelle dans un contexte mondial de pression croissante sur les espèces sauvages. Et enfin, que certains comportements qu’on observait — ces éléphants qui se touchent avec leur trompe, qui s’épaulaient littéralement — sont des marques d’affection et de solidarité sociale propres à cette espèce hautement intelligente.
On a passé un long moment à les regarder. Personne ne parlait. Même les plus bavardes d’entre nous — et on sait qui on est — avaient perdu leurs mots. La jeep était silencieuse, seulement ponctuée par le déclic discret des appareils photo.

Le coucher de soleil : bienvenue dans le Roi Lion
Et puis est arrivé le moment que je n’oublierai jamais.
Vers 18h, notre guide nous a conduits vers un promontoire qui donne sur le réservoir. Le soleil commençait à descendre. Le ciel prenait des teintes d’abord dorées, puis orangées, puis roses, puis d’un rouge profond qui semblait irréel. Et devant nous, se découpant en silhouette parfaite sur ce fond embrasé : des éléphants qui marchaient vers l’eau.
Je te jure que j’ai entendu « L’histoire de la vie » dans ma tête. La scène d’ouverture du Roi Lion — les animaux qui convergent vers la Terre des Lions au lever du soleil — mais en vrai, en live, avec le bruit de la savane autour de nous et l’air chaud de la fin de journée sur notre peau.
Une des filles du groupe a murmuré « c’est le Roi Lion », et on a toutes acquiescé en silence parce qu’il n’y avait pas d’autre façon de décrire ce qu’on avait devant les yeux. Certaines avaient les larmes aux yeux. Moi aussi, je ne vais pas faire semblant.
Notre guide a souri de notre réaction — il devait l’avoir vue des centaines de fois, cette scène, et pourtant il regardait le coucher de soleil avec la même attention que nous. Il nous a dit que c’était ça, ce moment-là, qui lui rappelait tous les jours pourquoi ce travail avait du sens.
Je crois qu’on a toutes compris ce qu’il voulait dire.
Notre guide : un vrai passionné
Je voulais prendre un moment pour parler de notre guide parce qu’il a clairement contribué à rendre cette expérience aussi riche qu’elle l’était.
C’est lui qui repérait les animaux à des distances qu’on n’aurait jamais vues sans lui — une oreille qui bougeait dans les herbes à cent mètres, un crocodile parfaitement camouflé contre la berge, un oiseau rare perché en hauteur. Il connaissait le parc dans ses moindres recoins, les habitudes des animaux, leurs horaires préférés, leurs zones de vie.
Mais ce qui m’a surtout touchée, c’est sa façon de parler des animaux. Avec respect. Sans jamais chercher à s’approcher trop près, sans jamais klaxonner pour faire réagir un animal, sans jamais prioriser la photo parfaite sur le confort des créatures qu’on observait. Il nous a expliqué les règles du parc, l’importance de rester dans le véhicule, de ne pas faire de bruit excessif, de ne rien jeter.
Un safari responsable, ça se fait comme ça. Et ça, j’y tiens vraiment.
👉 Si tu te demandes comment choisir un safari éthique au Sri Lanka, j’ai écrit un article complet là-dessus : Voyager au Sri Lanka de façon responsable : nos conseils
L’hôtel du soir : le Kottawatta River Bank Resort
Après ces deux heures d’émerveillement dans le parc, on retrouve notre jeep pour filer vers l’hôtel de cette nuit. Et là encore, on n’était pas déçues.
Le Kottawatta River Bank Resort — rien que le nom donne envie, non ? — est niché au bord d’une rivière, dans un cadre de verdure absolument somptueux. On y arrive à la nuit tombante, et les premières impressions sont immédiates : des lumières chaudes qui filtrent entre les arbres, le bruit de l’eau qui coule non loin, une atmosphère douce et apaisante après une journée bien remplie.
Les chambres : un écrin de douceur
Nos chambres étaient… oh là là. Je cherche mes mots parce que « belles » ne suffit pas.
Imagines-toi dans une chambre spacieuse, au design soigné qui mêle bois naturel, tissus locaux aux couleurs chaudes et détails artisanaux. La literie était d’une douceur impeccable — chose qu’on commence à vraiment apprécier quand on voyage plusieurs semaines d’affilée et qu’on a enchaîné les nuits plus ou moins confortables. La salle de bain était propre, fonctionnelle, avec une belle douche à l’italienne.
Ce qui m’a vraiment touchée, c’est l’attention portée aux petits détails : des fleurs fraîches posées sur le lit, une petite attention de bienvenue, le soin apporté à la décoration qui donnait l’impression d’être dans quelque chose de pensé, de cohérent, de véritablement accueillant.
Chaque chambre donne sur la végétation, et avec les fenêtres ouvertes la nuit, c’est le chant des grenouilles et des insectes qui t’accompagne pour t’endormir. Franchement, il y a pire comme berceuse.
La piscine : paradisiaque, le mot est faible
Je dois te parler de la piscine. Je dois absolument te parler de la piscine.
On a découvert qu’il y en avait une en arrivant, et même si c’était déjà la nuit et qu’on était fatiguées, deux ou trois d’entre nous ont quand même enfilé leur maillot pour une baignade de nuit. Et c’était exactement la bonne décision.
La piscine est magnifique — grande, bien entretenue, à débordement sur la rivière en dessous. L’eau était à température parfaite. Les lumières environnantes créaient une ambiance feutrée, presque magique. Nager là, le soir, après une journée aussi intense émotionnellement, avec le bruit de la nature autour de soi… c’est le genre de moment où tu réalises que tu es vraiment, profondément heureuse d’être là où tu es.
Le lendemain matin, on a refait un petit plongeon avant le départ — et là, avec la lumière du matin, c’était encore plus beau. La rivière en contrebas, les oiseaux qui s’éveillaient, l’air encore frais…
👉 Le Kottawatta River Bank Resort, c’est l’adresse parfaite pour une nuit à Udawalawe. Je te recommande vraiment de la réserver à l’avance, surtout en haute saison : Réserver le Kottawatta River Bank Resort ici

L’atmosphère générale : un endroit magique
Il y a quelque chose dans cet endroit qui tient à la fois au cadre naturel exceptionnel et à l’accueil des équipes. Le personnel était charmant, souriant, attentionné sans être envahissant. On sentait qu’ils étaient fiers de leur établissement et de l’environnement dans lequel ils travaillaient — et ça, ça se ressent immédiatement dans l’ambiance générale.
Le bar au bord de l’eau était parfait pour prendre un verre en fin de soirée. On s’y est installées toutes les six, on a commandé quelques boissons locales, et on a refait le match de la journée : les éléphants, le coucher de soleil, les crocodiles, les paons… On riait, on montrait nos photos, on se volait nos meilleures shots comme des copines le font depuis la nuit des temps.
Ces moments-là, je les chéris autant que les grands moments de la journée. C’est la texture d’un voyage entre filles — ces instants calmes, soudés, complices.
Le petit bémol : les repas
Je vais être honnête avec toi parce que c’est aussi ça le but de ce blog : te donner une vision juste et utile, pas juste te vendre du rêve.
Le seul point un peu moins enthousiasmant de notre séjour au Kottawatta River Bank Resort, c’étaient les repas. Pas catastrophiques, hein — soyons clairs. Mais clairement en deçà de ce qu’on avait mangé depuis le début du voyage. La cuisine sri lankaise qu’on avait découverte à Negombo, dans les petit restaurants d’Ella ou lors de nos expériences à Mirigama nous avait habituées à des curry parfumés, des sambols généreux, des riz colorés et savoureux qui nous transportaient à chaque repas.
Ici, la cuisine était plus sage, plus internationale peut-être, moins généreuse en termes de saveurs et d’authenticité. Rien de grave, on a mangé, on était contentes — mais si tu es comme moi quelqu’un qui voyage aussi avec le palais, sache que tu seras peut-être un peu sur ta faim côté gastronomie.
Mon conseil : profite des repas de l’hôtel pour les petits-déjeuners (qui étaient corrects), et si tu as l’occasion de dîner dans un des petits restaurants locaux aux alentours avant de rentrer, n’hésite pas. La cuisine de rue sri lankaise autour d’Udawalawe vaut vraiment le détour.
Mais encore une fois — ce tout petit bémol mis à part — le Kottawatta River Bank Resort reste une adresse absolument magique que je recommande les yeux fermés pour une nuit à Udawalawe. Le cadre efface largement la déception culinaire.
Foire aux questions sur le safari à Udawalawe
Parce que depuis qu’on parle de ce voyage, j’ai reçu des tas de questions sur Udawalawe et le safari, je me suis dit qu’un petit récap en FAQ serait utile !
Est-ce que le parc national d’Uda Walawe est vraiment différent des autres parcs du Sri Lanka ?
Oui, clairement. Chaque parc a sa personnalité. Yala est plus grand et plus sauvage, avec des léopards (mais aussi beaucoup plus de touristes). Minneriya est réputé pour le « grand rassemblement » des éléphants en saison sèche. Udawalawe, lui, est le meilleur endroit pour observer les éléphants toute l’année, dans un cadre plus accessible et avec des safaris très bien organisés. Si les éléphants sont ta priorité — et pourquoi pas — c’est là qu’il faut aller.
Quelle est la meilleure période pour faire le safari à Udawalawe ?
Le parc est ouvert toute l’année, ce qui est un gros avantage. La saison sèche (de mai à septembre) est généralement considérée comme la meilleure période car les animaux se concentrent autour des points d’eau, les rendant plus faciles à observer. Mais même en saison des pluies, les safaris se font — et la végétation luxuriante a son propre charme.
Combien coûte un safari à Udawalawe ?
Les prix varient selon les agences et les formules. Compte en moyenne entre 30 et 60 euros par personne pour un safari de deux à trois heures, en super jeep partagée ou privée. Je te mets le lien de notre agence ci-dessus — le tarif était très honnête pour la qualité de la prestation.
Combien de temps faut-il pour le safari ?
La plupart des safaris durent entre 3 et 4 heures. Les créneaux recommandés sont tôt le matin (dès l’ouverture du parc vers 6h) et en fin d’après-midi (à partir de 15h-16h). On a fait l’option après-midi et le coucher de soleil valait toutes les peines du monde. Si tu as le temps, tu peux faire les deux créneaux dans la même journée pour maximiser tes chances d’observations.
Est-ce qu’on est sûr de voir des éléphants ?
À Udawalawe, les probabilités sont extrêmement élevées — on parle de 95% de chance de croiser des éléphants lors d’un safari. C’est une des raisons pour lesquelles ce parc est si populaire. Notre guide nous a dit qu’en plusieurs années de travail, il n’avait eu que quelques très rares sorties sans éléphants.
Y a-t-il d’autres choses à faire à Udawalawe en dehors du safari ?
Absolument ! Il y a le Transit Home — un centre de réhabilitation pour les éléphants orphelins ou blessés, géré par le département de la faune sauvage sri lankaise. Tu peux assister aux heures de repas (le matin et l’après-midi) et observer les éléphants de près dans un cadre de soin et de protection. C’est une expérience très différente du safari mais tout aussi touchante. À noter : contrairement à d’autres attraits touristiques « à éléphants » du Sri Lanka, il ne s’agit pas ici d’un lieu d’exploitation mais bien d’un centre vétérinaire sérieux.
Comment se rendre à Udawalawe depuis les autres villes du Sri Lanka ?
Udawalawe est accessible depuis Colombo en environ 4h de route. Depuis Ella, comptez 2h environ. Depuis Galle, environ 3h. On a beaucoup utilisé un chauffeur privé pendant notre voyage, ce qui est une option confortable et pas forcément hors de prix quand on est plusieurs — Tu peux toi aussi réserver un chauffeur privé pour ton séjour au Sri lanka ICI
Est-ce que le safari est adapté aux enfants ?
Oui, tout à fait. La super jeep est sécurisée, le rythme est tranquille, et les enfants adorent généralement l’expérience. Les émotions sont intenses mais positives — voir des éléphants sauvages pour la première fois, c’est quelque chose qu’un enfant n’oublie pas de sitôt. Prévois quand même une casquette et de la crème solaire pour les petits.
Udawalawe, un arrêt incontournable au Sri Lanka
Au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore en tête ce coucher de soleil, ces silhouettes d’éléphants se découpant dans l’orange du ciel, le silence de la jeep, les larmes retenues de mes copines de voyage.
Udawalawe ne ressemble à rien d’autre qu’on ait fait jusqu’ici dans ce voyage. Negombo nous a ouvert les bras. Ella nous a émerveillées. Kandy nous a nourries culturellement. Mirigama nous a transformées. Et Udawalawe… Udawalawe nous a reconnectées à quelque chose d’essentiel. Cette nature sauvage, cette liberté animale, cette beauté brute et indifférente qui t’appelle à être présente, vraiment présente, pour savourer l’instant.
Si jamais tu hésitais encore à inclure Udawalawe dans ton itinéraire sri lankais — arrête d’hésiter. Mets-le. Bloque deux jours si tu peux. Fais le safari du matin et celui du soir. Dors au Kottawatta River Bank Resort et commande un cocktail au bord de la rivière. Regarde les étoiles depuis ta terrasse.
Et dis-moi si toi aussi tu as eu l’impression d’être dans le Roi Lion.
Et après Udawalawe ? Direction Galle !
La suite de notre aventure nous emmène vers la côte sud du Sri Lanka, et plus précisément vers Galle — une ville qui m’avait fait de l’œil depuis le début de la planification du voyage.
Galle, c’est son fort hollandais classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses ruelles pavées qui semblent appartenir à un autre siècle, ses boutiques de créateurs, ses cafés branchés aux murs colorés, ses plages sauvages aux alentours. C’est un mélange unique d’histoire coloniale, de culture sri lankaise et d’énergie créative contemporaine qui promet une escale comme on les aime.
On avait hâte d’y arriver. Très hâte. Et comme tu t’en doutes, j’ai tout noté, tout photographié, tout vécu à fond pour te le raconter dans le prochain article.
👉 Rendez-vous très vite pour la suite : Notre journée à Galle : le fort, les plages et les meilleures adresses
En attendant, si tu as des questions sur Udawalawe, le safari, l’hôtel ou notre voyage solidaire en général, n’hésite pas à me les poser en commentaires — j’y réponds toujours avec plaisir. Et si cet article t’a été utile ou t’a donné envie de voyager, partage-le autour de toi ! C’est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ce blog. 🌿🐘
À très vite pour la suite de l’aventure, Lucie
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