
👀 Le voyage en un coup d’œil
📍 Destination : Split, Croatie (côte dalmate)
🏙️ Villes / îles : Split, Hvar, parc national de Krka, île de Brač (Supetar, Sutivan, Mirca)
⏱️ Durée : 4 jours / 4 nuits
🧳 Type de voyage : City-break détente, à l’improviste, entre farniente et apéros
⛴️ Transport : Vol Volotea depuis Toulouse + ferries inter-îles + quad sur Brač
💶 Budget : ~90 € le vol A/R, ~50 €/nuit l’appart, prix sur place équivalents à la France
💖 Coups de cœur :
⚠️ À savoir : oublie le cliché « Croatie = destination pas chère ». En pleine saison les prix valent ceux de la France, voire plus. Pour un city-break tranquille et abordable, vise septembre plutôt que juillet-août.
Quatre jours à Split, en Croatie. Au départ, un plan complètement à l’arrache : rien de prévu, à peine quelques recherches Google la veille pour repérer les îles et les cascades qui ont l’air sympa. Pour le reste, on embarque et on se laisse porter par le courant croate. Spoiler : on a bien fait.
Jour 1 — Toulouse / Split : premières impressions
12 septembre, 4 h du matin. Le réveil sonne. Et oui, les vols les moins chers, faut se les mériter : en général ce sont les premiers du matin. Départ de Toulouse avec Volotea, 90 € l’aller-retour, et location d’un appartement déniché sur Booking, le « Shiny Love », à 300 mètres du centre historique pour 200 € par personne les 4 nuits.
Y’a moins cher, mais c’est moins cosy. Là, en plus d’être super bien placés et de pouvoir tout faire à pied, l’appart est propre, décoré avec goût, et petit plus hyper agréable : une super terrasse qui donne sur les toits. Le top pour boire un verre après une grosse journée à arpenter la ville.
Arrivée sous un ciel bleu et 20 degrés à 10 h du mat. Le mec de l’appart, sympa et parlant un anglais à l’accent croate coupé à la serpette, nous attend à l’aéroport (moyennant 35 €) pour nous déposer en voiture devant la porte.
11 h, nous voilà partis à la découverte de la vieille ville. Je débarquais sans aucune idée précise de ce à quoi m’attendre. Résultat : Split, c’est beau. Les bâtiments chargés d’histoire se mélangent aux terrasses animées et modernes, les ruelles du palais de Dioclétien (que je n’ai pas visité, honte à moi) sont bourrées de charme et bien vivantes. Il y a du monde, mais pas trop. J’imagine même pas, en plein mois d’août, la galère que ça doit être.



💡 Le conseil voyage de Jipsee
Loge à pied du centre historique de Split. La vieille ville se vit à pied, et un appart bien placé t’évite la galère du parking (un enfer en haute saison) et te permet de rentrer poser tes courses entre deux balades. Le petit supplément vaut largement le confort.
Jour 2 — Hvar et les îles infernales
Réveil très matinal : aujourd’hui on prend le ferry, 2 heures de traversée pour 13 € par personne. Direction Hvar. Vendue comme le Saint-Tropez croate, la ville est aussi connue pour ses champs de lavande, ses oliviers et ses plages paradisiaques.
Encore une fois, on part à l’improviste. Arrivés sur place, on se balade un peu dans la vieille ville. C’est joli, mais pas très animé, et comme le soleil n’est pas de la partie, on fait une halte en terrasse le temps d’une orange pressée (chère !) histoire de réfléchir à la tournure de la journée. L’endroit est aussi réputé pour sa vie nocturne endiablée, mais à 10 h du mat, le timing pour la fiesta n’est franchement pas bon. Et pas trop envie de grande rando non plus : plutôt farniente.
Qu’à cela ne tienne. Des petits bateaux-taxis attendent le chaland au port et déposent les touristes 15 minutes plus loin, sur des petites îles dites « les îles infernales » (Pakleni). Allez, pourquoi pas, on verra bien.
Bien nous en a pris. On atterrit sur une petite île quasi déserte. Déco à la roots, deux plages privées, une eau transparente. En bonus, le soleil se montre enfin. Résultat : une vraie journée de détente. Location d’un baldaquin, vue sur crique déserte, rosé frais, baignade dans une eau à 25 degrés et serveur aux petits soins, vu qu’on était ses seuls clients. Le grand luxe pour pas grand-chose.
Au retour de cette journée ô combien reposante, on tombe sur une agence de voyage juste à côté de l’arrivée des ferries, qui propose des trajets en bus pour les cascades de Krka, à un peu plus d’une heure de là. Départ à 8 h. Allez, banco ! C’est bien joli le repos, mais demain c’est rando. En attendant, un petit tour dans la vieille ville pour manger un bout, et dodo. La journée va être longue.


Jour 3 — Les cascades de Krka
Le parc national de Krka, c’est 109 km² de nature, de verdure et de paysages entre forêts et cascades à couper le souffle. Le seul bémol : le monde. Pour la tranquillité, c’est pas gagné.
Les sentiers sont envahis de touristes. On est arrivés aux alentours de 10 h, et là tu te poses la question : est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de se lever beaucoup plus tôt, d’être sur place pour 7 h 30 – 8 h au plus tard, et de vraiment profiter de la balade ? Je le pense. Est-ce qu’on n’aurait pas fait les touristes de base qui croient un peu trop qu’ils sont les seuls à avoir eu l’idée d’aller crapahuter dans un des plus beaux parcs nationaux de Croatie ? Eh ben si.
En attendant, le pique-nique au pied de la cascade avec petite baignade digestive était des plus agréables, et la rando dans ce cadre bucolique, après les excès de rosé de la veille, bien revitalisante.
💡 Le conseil voyage de Jipsee
Pour Krka, arrive à l’ouverture (7 h 30 – 8 h). Tu profites des sentiers et des bassins quasi déserts, la lumière du matin est magnifique pour les photos, et tu repars avant que les cars de touristes ne débarquent. Crois-moi sur parole : 10 h, c’est déjà trop tard.


Jour 4 — Brač : la journée tuerie
Attention, journée tuerie en vue. L’île de Brač, à 1 h de ferry de Split, c’est 396 km² de petites plages de galets et de villages tantôt super touristiques, tantôt méga sauvages.
L’île est immense et une journée ne fait que 24 heures : il fallait choisir, tout voir n’était pas possible. À Supetar, là où le ferry nous dépose, on tombe sur un stand de location : vélos, scooters ou quads. C’est notre dernier jour de vacances, on fait les Américains : on loue le quad (environ 70 € la journée). Nous voilà partis un peu au hasard des routes. On hésite à pousser jusqu’à Bol, la station balnéaire célèbre pour sa fameuse plage en virgule (Zlatni Rat).
On décide finalement de prendre les chemins de traverse et, grâce au quad, d’emprunter les pistes sauvages (nombreuses sur l’île) pour rejoindre Mirca en faisant une halte à Sutivan.
Petit plongeon sur les plages aménagées de Sutivan. Le village est calme, l’eau transparente, quelques anciens ont sorti les chaises longues pour se dorer la pilule sur la promenade : il règne une douceur de vivre vraiment agréable.
C’est beau, hein ! Mais le must de la journée, on ne le savait pas encore, c’était le village d’après. J’ai nommé : Mirca.
Déjà, la route, c’est du kiff. Pas une voiture, la traversée de villages déserts et typiquement croates, et des vues sur la mer à couper le souffle. Sensibles à la hauteur et aux virages (genre moi), s’abstenir ! Mais la balade vaut tellement le détour que tant pis pour le vertige. Faut sortir de sa zone de confort, non ? Il paraît que c’est bon pour la santé mentale.
Une pause repas avec un plateau de fruits de mer délicieux, dégusté sur la terrasse de l’Illyrian Resort, une petite sieste en bord de mer et une bonne balade en quad sur les pistes alentours. De quoi faire fumer un peu la machine sans embêter les touristes en quête de tranquillité.
Et déjà l’heure de reprendre la route. Le dernier ferry pour Split est à 17 h, ce qui nous laisse le temps de rendre le quad et d’aller manger une pizza sur le port de Supetar.


Que faire à Split et autour : mes incontournables
Mon séjour était clairement orienté farniente, mais Split et sa région débordent de choses à faire si tu veux remplir un peu plus tes journées. Voici les activités que je retiens, celles que j’ai faites comme celles que je me garde pour mon prochain passage (parce qu’il y en aura un).
🏛️ Flâner dans la vieille ville de Split
Le cœur de Split, c’est le palais de Dioclétien : un palais romain du IVᵉ siècle classé à l’UNESCO, autour duquel toute la vieille ville s’est construite. Aujourd’hui, ses murs abritent des boutiques, des bars et des terrasses. La cathédrale Saint-Domnius, le péristyle et la promenade de la Riva en bord de mer complètent le tableau. C’est gratuit, c’est vivant, et ça se fait entièrement à pied. (Oui, contrairement à moi, prends le temps de vraiment visiter le palais !)
⛰️ Grimper sur la colline de Marjan
Juste au-dessus de la vieille ville, le parc forestier de Marjan offre une balade ombragée parmi les pins, avec des points de vue panoramiques sur Split, la mer et les îles. Parfait en fin de journée pour la lumière dorée. Compte une bonne heure de montée tranquille.
🏝️ L’excursion grotte bleue + 5 îles
C’est LA grosse excursion à la journée au départ de Split, et celle que je me garde pour la prochaine fois. En hors-bord, tu enchaînes la grotte bleue de Biševo (cette cavité marine où la lumière transforme l’eau en bleu électrique), le village de pêcheurs de Komiža sur l’île de Vis, la crique de Stiniva, du snorkeling dans le lagon bleu de Budikovac, puis du temps libre à Hvar. Une journée bien remplie, départ tôt le matin, retour en fin d’après-midi.
🌊 Les sensations fortes sur la rivière Cetina
Pour les amateurs d’adrénaline, la rivière Cetina (à environ 1 h de Split, du côté d’Omiš) est le spot rafting et canyoning de la région. Rapides, sauts dans des piscines naturelles, rappel le long de falaises : de quoi réveiller ceux que le rosé sur transat aurait un peu trop assoupis.
💡 Le conseil voyage de Jipsee
Les excursions populaires (grotte bleue, 5 îles) partent tôt et affichent vite complet en saison. Réserve en ligne quelques jours à l’avance plutôt que sur place : tu sécurises ta place, tu compares les prix tranquillement, et tu vérifies que la sortie est dispo en français. Bonus : l’annulation est souvent gratuite jusqu’à 24 h avant.
Mon bilan sur ces 4 jours croates
Voilà pour ces 4 jours croates : certes pas très culturels, mais plutôt reposants, entre farniente, apéros et bons repas. Je reviendrai en Croatie, pour plus longtemps cette fois je pense. Il règne une douceur de vivre hyper agréable dans le pays… en septembre. Car on sent bien qu’au mois d’août, en pleine saison touristique, ce week-end n’aurait pas eu la même saveur. La faute au tourisme de masse, destination à la mode oblige.
Je pensais que les prix seraient bien inférieurs à ceux de la France : que nenni, c’est tout aussi cher, voire un poil au-dessus. Pour ceux qui visent la Croatie comme destination économique, mieux vaut, je pense, se tourner vers le Monténégro, limitrophe mais encore moins connu, donc moins cher.
FAQ — Vos questions sur un séjour à Split
Quand partir à Split ?
La meilleure période, c’est mai-juin et septembre : tu profites d’un beau temps, d’une eau encore bonne pour la baignade (autour de 25 °C en septembre) et de tarifs plus doux qu’en pleine saison. Juillet et août sont magnifiques mais bondés et plus chers, avec une vraie ambiance de tourisme de masse. Mon conseil perso : vise septembre, c’est le sweet spot.
Split est-elle une destination chère ?
Contrairement à l’idée reçue, la Croatie n’est plus une destination « pas chère ». Sur place, les prix des restaurants, terrasses et excursions sont équivalents à ceux de la France, voire un peu au-dessus en zone touristique. Les bons plans restent le vol (Volotea depuis Toulouse à partir de ~90 € l’A/R) et l’hébergement hors hyper-centre. Pour un budget vraiment serré, le Monténégro voisin est plus économique.
Combien de jours faut-il pour visiter Split ?
La vieille ville de Split se visite en une journée. Mais l’intérêt de la ville, c’est d’en faire ta base pour rayonner : compte 4 à 5 jours pour combiner Split, une ou deux îles (Hvar, Brač), et une excursion nature comme les cascades de Krka. Avec une semaine, tu peux pousser jusqu’à la grotte bleue de Biševo ou les lacs de Plitvice.
Comment rejoindre les îles depuis Split ?
Des ferries relient quotidiennement Split aux principales îles : compte environ 1 h pour Brač (Supetar) et 2 h pour Hvar, à partir de 13 € par personne. Bon à savoir : on ne peut pas passer directement d’une île à l’autre en ferry (par exemple de Brač à Hvar), il faut repasser par Split. Pour les sorties d’une journée (grotte bleue, îles Pakleni), les excursions organisées en bateau rapide sont la solution la plus simple.
Faut-il louer une voiture à Split ?
Pas indispensable. La vieille ville se vit à pied, et pour les îles et les excursions, le ferry et les sorties organisées suffisent. Une voiture devient utile seulement si tu prévois un road trip le long de la côte dalmate ou vers l’intérieur. Sur les îles comme Brač, la location de quad ou de scooter sur place (environ 70 €/jour pour le quad) est une option fun pour explorer les pistes sauvages.
Quelle île choisir depuis Split : Hvar ou Brač ?
Hvar, c’est le « Saint-Tropez croate » : vie nocturne, glamour, et les superbes îles Pakleni juste à côté pour une journée plage de rêve. Brač, plus grande et plus sauvage, est idéale pour louer un quad et explorer des villages déserts et des criques tranquilles (et abrite la célèbre plage de Zlatni Rat). Mon coup de cœur va à Brač pour son côté authentique et sa douceur de vivre.



